dimanche 26 octobre 2008

Fantaisie



Fantaisie du vert
Au milieu du mort
Souffle qui fait
ce qu'Il veut...
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vendredi 24 octobre 2008

L'eau, grande perfection



Tao 8

La grande perfection est comme l’eau.
Comme elle, elle dispense ses bienfaits aux dix mille êtres et ignore les luttes.
Comme elle, elle se détourne des obstacles et les évite, descend vers la
vallée et demeure là
où les hommes ne peuvent pas habiter.
C’est pourquoi elle est proche du Tao.
Dans tout et pour tout, la perfection commande l’humilité.
Elle demande au coeur d’être profond comme un puits.
Dans les rapports avec les autres elle réclame des trésors de patience.
De la parole, elle attend la vérité.
Quand il faut gouverner, elle impose la loyauté et l’ordre.
Quand il faut agir elle exige la compétence.
Elle s’exerce au moment opportun et ne lutte jamais.
Ainsi, elle ne peut s’égarer.
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mercredi 22 octobre 2008

Dernière place



Tao 7

Le ciel et la terre sont éternels.
Ils n’ont pas de vie propre.
Voilà pourquoi ils sont éternels.
Ainsi, la première place revient au Sage qui a su s’effacer.
En oubliant sa personne, il s’impose au monde.
Sans désirs pour lui-même, ce qu’il entreprend est parfait.
Il s’était assis à la dernière place.
C’est pour cela qu’il se retrouve à la première.
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lundi 20 octobre 2008

La maison du Père



Depuis le temps que je contemplais
Rêveuse, mon propre cercueil vide.
Comme j'avais envie de rentrer
A la maison du Père!

Pauvre Père,
Ce soir, tes oreilles vont bourdonner
De son bavardage charmant
Et la maison va se mettre
A chanter et à danser
A résonner de joie.
Tu n'as pas fini d'entendre
Ses yallah !

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dimanche 19 octobre 2008

Le principe féminin



Tao 6

L’esprit de l’Obscurité est immémorial, éternel.
C’est le principe féminin des origines.
Les racines du ciel et de la terre s’élancent de sa porte mystérieuse.
Toujours renouvelé, il se répand dans l’univers.
Indéfiniment.
Il ne s’épuise jamais.
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jeudi 16 octobre 2008

Pratiquer



J'ai le besoin de pratiquer la seule religion inscrite en moi.
Pour cela
Il me faut

Du temps
De la solitude
Du silence

J'en ai besoin pour faire ce que j'ai à faire

Rien

Regarder


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mercredi 15 octobre 2008

Tao 5

Le ciel et la terre sont indifférents aux passions humaines.
Pour eux, les vivants ne sont que chiens de paille.
Éphémères.
Le Sage n’a pas d’affection.
Pour lui aussi, les hommes ne sont que chiens de paille.
Entre le ciel et la terre, l’espace est comme un soufflet de forge.
Il est vide mais pas épuisé.
Soit qu’il s’enfle, soit qu’il s’abaisse, il est toujours prêt à servir,
toujours inépuisable.
L’homme qui veut saisir l’espace n’étreint que le vide.
Mieux vaut se fondre dans ce vide, dans ce vide immense, dans ce vide merveilleux.
C’est le vide sublime, c’est le Tao.




Tao 2ème version

Le ciel et la terre n'ont point d'affection particulière. Ils regardent toutes les créatures comme le chien de paille (du sacrifice).
Le saint homme n'a point d'affection particulière ; il regarde tout le peuple comme le chien de paille (du sacrifice).
L'être qui est entre le ciel et la terre ressemble à un soufflet de forge qui est vide et ne s'épuise point , que l'on met en mouvement et qui produit de plus en plus (du vent).
Celui qui parle beaucoup (du Tao) est souvent réduit au silence.
Il vaut mieux observer le milieu.

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lundi 13 octobre 2008

Quelques gouttes de lumière

Petite parenthèse dans le Tao...




J'aime les gouttes de lumière tombées dans les romans de Christian Bobin
Voici celles-ci, tombées dans "l'enchantement simple"....

"Thérèse d' Avila, lorsqu'elle faisait à manger pour ses soeurs, veillait à la bonne cuisson d'un plat et concevait dans le même temps des pensées éblouissantes de Dieu. Elle exerçait alors cet art de vivre qui est le plus grand art : jouir de l'éternel en prenant soin de l'éphémère"

J'ai aimé ça ,moi aussi ,chez Thérèse, les conseils de la bonne tenue et de la propreté d'une maison mélés au dialogue avec l'indicible
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dimanche 12 octobre 2008

Il est



Tao 4

Le Tao est le vide, mais le vide est inépuisable.
C’est un abîme vertigineux.
Insondable.
De lui sont sortis tous ceux qui vivent.
Éternellement, il émousse ce qui est aigu, dénoue le fil des existences,
fait jaillir la lumière.
Du rien, crée toute chose.
Sa pureté est indicible.
Il n’a pas de commencement.
Il est.
Nul ne l’a engendré.
Il était déjà là quand naquit le maître du ciel.

Tao 4 (2ème version)

Le Tao est vide ; si l'on en fait usage, il paraît inépuisable.
Ô qu'il est profond ! Il semble le patriarche de tous les êtres.
Il émousse sa subtilité, il se dégage de tous liens, il tempère sa splendeur, il s'assimile à la poussière.
Ô qu'il est pur ! Il semble subsister éternellement.
J'ignore de qui il est fils ; il semble avoir précédé le maître du ciel.
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samedi 11 octobre 2008

Le vide des coeurs



Tao 3

Il ne faut pas exalter les hommes de mérite afin de ne pas éveiller de ressentiments.
Il ne faut ni priser les biens rares, car ce serait inciter au vol, ni exhiber les choses enviables,
pour ne pas troubler les cœurs.
Aussi, le Sage, dans son gouvernement, fait le vide dans le cœur
de ses sujets.
Il détruit en eux désir et passion qui peuvent les troubler, mais veille à bien les nourrir.
Il doit affaiblir leur volonté tout en fortifiant leur corps.
Il doit obtenir que le peuple soit ignorant mais satisfait et que la
classe cultivée n’ose agir.
S’il pratique le non-agir, l’harmonie est préservée.
L’ordre est maintenu.
L’empire gardé.

xxx

Le Tao tout comme la bible contient aussi des conseils politiques... Pour le peuple du pain et de la satisfaction mais pas d'envies de richesses inutiles et...une béatifique ignorance

PS: je dédie spécialement l'image à Jean Jacques qui aime que les bêtes à cornes gardent leurs cornes ....

Tao 3 (2ème version)

En n'exaltant pas les sages, on empêche le peuple de se disputer.
En ne prisant pas les biens d'une acquisition difficile, on empêche le peuple de se livrer au vol.
En ne regardant point des objets propres à exciter des désirs, on empêche que le cœur du peuple ne se trouble.
C'est pourquoi, lorsque le saint homme gouverne, il vide son cœur, il remplit son ventre (son intérieur), il affaiblit sa volonté, et il fortifie ses os.
Il s'étudie constamment à rendre le peuple ignorant et exempt de désirs.
Il fait en sorte que ceux qui ont du savoir n'osent pas agir.
Il pratique le non-agir, et alors il n'y a rien qui ne soit bien gouverné.
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vendredi 10 octobre 2008

Le sage s'abstient de toute action



Tao 2

Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle.
Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle.
Car l’être et le non-être s’engendrent sans fin.
Le difficile et le facile s’accomplissent l’un par l’autre.
Le long et le court se complètent.
Le haut et la bas reposent l’un sur l’autre.
Le son et le silence créent l’harmonie.
L’avant et l’après se suivent.
Le tout et le rien ont le même visage.
C’est pourquoi le Sage s’abstient de toute action.
Impassible, il enseigne par son silence.
Les hommes, autour de lui, agissent.
Il ne leur refuse pas son aide.
Il crée sans s’approprier et œuvre sans rien attendre.
Il ne s’attache pas à ses œuvres.
Et, par là, il les rend éternelles.

xxxx

Trop souvent nous en faisons trop plutôt que de laisser la vie suivre son cours et contempler...

Tao 2 (2éme version)

Dans le monde, lorsque tous les hommes ont su apprécier la beauté (morale), alors la laideur (du vice) a paru.
Lorsque tous les hommes ont su apprécier le bien, alors la mal a paru.
C'est pourquoi l'être et le non-être naissent l'un de l'autre.
Le difficile et le facile se produisent mutuellement.
Le long et le court se donnent mutuellement leur forme.
Le haut et le bas montrent mutuellement leur inégalité.
Les tons et la voix s'accordent mutuellement.
L'antériorité et la postériorité sont la conséquence l'une de l'autre.
De là vient que le saint homme fait son occupation du non-agir.
Il fait consister ses instructions dans le silence.
Alors tous les êtres se mettent en mouvement, et il ne leur refuse rien.
Il les produit et ne se les approprie pas.
Il les perfectionne et ne compte pas sur eux.
Ses mérites étant accomplis, il ne s'y attache pas.
Il ne s'attache pas à ses mérites ; c'est pourquoi ils ne le quittent point.
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jeudi 9 octobre 2008

Pas de nom, inconnaissable

Les quelques uns qui lisent ce blog ont bien compris que ma grande passion spirituelle du moment,
c'est le Tao.

Je me propose d'explorer avec vous les 81 chapitres du livre de la voie et de la vertu.
Ainsi, avec votre aide et vos commentaires que j'espère nombreux , j'espère comprendre mieux ce fameux Tao et vous faire partager ma fascination pour ce texte extraordinaire.



Tao 1

La voie que l’on peut définir n’est pas le Tao, la Voie éternelle.
Le nom que l’on peut prononcer n’est pas le Nom éternel.
Ce qui ne porte pas de nom, le non-être, est l’origine du ciel et de la terre.
Ce qui porte un nom est la mère de tout ce que nous percevons, choses et êtres.
Ainsi à celui qui est sans passion se révèle l’inconnaissable, le
mystère sans nom.
Celui qui est habité par le feu de la passion a une vision bornée.
Désir et non désir, ces deux états procèdent d’une même origine.
Seuls leurs noms diffèrent. Ils sont l’Obscurité et le Mystère.
Mais en vérité c’est au plus profond de cette obscurité que se trouve la porte.
La porte de l’absolu du merveilleux. Le Tao.

xxx

Je vois déjà une similitude avec la religion juive qui refuse de donner à Yavhé un nom prononçable ou une image. Moi aussi , j'ai toujours pensé que le principe divin était impossible à contenir dans nos mots humains et d'ailleurs impossible à appréhender au moyen de la pensée rationnelle humaine

Tao 1 (2ème version)
La voie qui peut être exprimée par la parole n'est pas la Voie éternelle ;
le nom qui peut être nommé n'est pas le Nom éternel.
(L'être) sans nom est l'origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses.
C'est pourquoi, lorsqu'on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu'on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée.
Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents.
On les appelle toutes deux profondes.
Elles sont profondes, doublement profondes.
C'est la porte de toutes les choses spirituelles.
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dimanche 5 octobre 2008

l'amour


L'amour sacré et l'amour profane , Le Titien

Je n'aime pas ceux qui parlent de Dieu comme d'une valeur sûre. Je n'aime pas non plus ceux qui en parlent comme d'une infirmité de l'intelligence. Je n'aime pas ceux qui savent, j'aime ceux qui aiment.
Christian Bobin
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vendredi 3 octobre 2008

Agnus Dei



Agnus Dei
Qui tollis peccata mundi
Dona nobis pacem

Une version chantée décapante de cet Agnus Déi par Rufus Wainwright
Ici
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jeudi 2 octobre 2008

Quelle imagination!



Quelle imagination !



Quelle fantaisie !



Quelle poésie !

Quand Tu te déploies...
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samedi 27 septembre 2008

Silence, solitude , amour



Marc qui médite faute de mieux et qui, d'ailleurs, fait cela très bien m'a gentiment taguée.
Cela consiste en :

1- Citer la personne qui nous a tagué.
2- Indiquer le règlement.
3- Choisir un livre, l'ouvrir à la page 123.
4- Recopier à la 5ème ligne, les 5 lignes suivantes.
5- Indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition.
6- Taguer 4 personnes.

J'ai choisi "l'enchantement simple" de Christian Bobin
Voici ce qu'il dit :
"J'ai souvent le sentiment que rien n'a d'importance. ce sentiment n'est pas malheureux. Il est plutôt tranquille, calme. D'ailleurs c'est moins un sentiment qu'une évidence, une vérité de loin venue, une neige qui couvre presque tout.
Pourquoi "presque tout" : Qu'est-ce qui résiste à cette "vérité" ?
Trois choses et seulement trois . Ou plutôt une seule chose, la même entrevue dans ses trois états: solitude, silence, amour"

Plutôt que taguer encore, je veux juste saluer les fidèles de ce blog alternatif que je remercie, Jean-Jacques, Sylvaine, Désirée, Enriqueta, Vallisnéria, j'en passe sûrement
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samedi 20 septembre 2008

Drôle de Dieu



L'homme est pauvre
Sans vêtement, sans bagage
Il écrit sur le sable
Prince ou voleur
Il ne veut rien savoir
Il parle à l'âme
Il est de passage
Pour sa mort
Trois clous, deux planches
C'est tout
Et pourtant,
Et malgré tout
Rien n'efface
Ses maigres traces
Ce sont les miséreux
Qui en parle le mieux
De ce drôle de Dieu
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mardi 16 septembre 2008

Richesses



Chaque fois que j'ouvrais les Evangiles, je voyais tomber des pages des bleuets, des stellaires et des coquelicots
Christian Bobin

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mercredi 10 septembre 2008

Sous-bois



Du temps passe. Le temps passe. Je ne fais rien (...)
Je me promène, beaucoup.
Je vais marcher sur Dieu dans les sous-bois,
dans cette lumière étrange des sous-bois,
dans cette lumière qui sourd de l'ombre,
qui monte de la terre.
Christian Bobin
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lundi 8 septembre 2008

C'est toujours comme ça...



"Il cueille toutes les lumières du monde, même celles des orages et des encriers, il en fait des bouquets mais ne sait à qui les offrir. Ou bien il met un coquillage tout contre son oreille et il écoute des musiques, toutes les musiques, longtemps il écoute et c'est comme un flocon dedans son cœur et Dieu se met à rire et Dieu se met à pleurer, parce que rire ou pleurer, pour Dieu c'est pareil, parce que Dieu est un peu fou, un peu bizarre. Et si on lui demande ce qu'il a, il dit qu'il ne sait pas, qu'il ne sait rien, qu'il a tout oublié le long des chemins et qu'il a perdu la tête, perdu son ombre, qu'il ne sait plus son nom. Et puis il rit, et puis il pleure, et il s'en va, et il s'en vient, et c'est le jour, puis c'est la nuit, et puis voilà, c'est toujours comme ça, toujours chaque jour.
Christian Bobin, la souveraineté du vide

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samedi 6 septembre 2008

Ne rien faire



"Et Dieu repart ailleurs, toujours ailleurs : à force de traîner les chemins, de s'endormir partout, dans les sources, dans les fougères, dans le nid des mésanges ou dans les yeux des tout-petits. Dieu a une drôle d'allure, vraiment. Lorsqu'il n'ouvre pas toutes grandes les portes , Dieu ne fait rien. Ce serait là, son métier : ne rien faire. C'est un métier très difficile, il y a très peu de gens qui sauraient ne rien faire. Dieu, lui, fait cela très bien."
Christian Bobin
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vendredi 5 septembre 2008

La maison de Dieu



Dieu, c'est le nom de quelqu'un qui a des milliers de noms.
Il s'appelle silence, aurore, personne, lilas, et des tas d'autres noms, mais ce n'est pas possible de les dire tous, une vie entière n'y suffirait pas et c'est pour aller plus vite qu'on a inventé un nom comme celui-là, Dieu, un nom pour dire tous les noms, un nom pour dire quelqu'un qui est partout, sauf dans les églises, les mairies, les écoles et tout ce qui ressemble, de près ou de loin à une maison.

Car Dieu, est dehors, tout le temps, par n'importe quel temps, même l'hiver, et il s'endort dans la neige et la neige pour lui se fait douce, elle ne lui donne que sa blancheur avec quelques étoiles piquées dessus, elle garde pour elle la brûlure du froid.

Dieu n'a pas de maison, il n'en a pas besoin et d'ailleurs, lorsqu'il voit une maison, il ouvre les portes, déchire les murs, brûle les fenêtres et c'est tout qui entre avec lui, le jour, la nuit, le rouge, le noir, tout et dans n'importe quel ordre, et alors, alors seulement, les maisons deviennent supportables, alors seulement on peut les habiter, puisqu'il y a tout dedans, le soleil, la lune, la vie très folle, la douceur très grande de la folie, les yeux pervenche de la folie.
Christian Bobin, la souveraineté du vide


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lundi 1 septembre 2008

Pas d'inquiétude!



"Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez.
Ne soyez pas inquiet de tout le reste, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez pas accomplir par vous-même"
Ignace de Loyola
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