mercredi 28 janvier 2009
mercredi 21 janvier 2009
La joie des saints !

"Tristesse - la fatigue qui entre dans l'âme.
Fatigue - la tristesse qui entre dans la chair.
...
Vos enfants ignorent cette fatigue
Il semble qu'elle ne vienne en vous qu'avec l'âge,
nouée au chagrin comme le lierre à son arbre.

Nos saints ne font pas de miracles.
Ils ne marchent pas sur le feu
Ils ne commandent pas aux montagnes.
ils ne tutoient pas le vent.
Nos saints font mieux,
bien mieux que des miracles :
Ils guérissent du chagrin,
effacent toute lassitude.
Nous venons boire la joie limpide
dans le creux de leurs mains..."
Christian Bobin, La présence pure
dimanche 18 janvier 2009
Illuminer
samedi 17 janvier 2009
Comment Emily Dickinson devint poète...

"...le ciel au dessus d'Amherst devient noir comme à la mort du Christ. Un orage éclate alors qu'une calèche traverse un bois de pins. Les éclairs fusillent les arbres, les diables du déluge mitraillent le toit de la calèche, contrainte de s'arrêter. A l'intérieur se trouve la petite Emily, deux ans et demi, que sa mère, sur le point d'accoucher de Vinnie, vient d'envoyer pour un mois chez la tante Lavinia.
L'enfant fixe l'apocalypse, supplie sa tante: "Ramène moi chez ma mère, ramène-moi chez ma mère."
Les soldats agonisants appellent ainsi et personne ne leur répond.
Personne ne répond non plus à la petite guerrière de deux ans et demi égarée sur le champs de bataille du monde.
Soudain, rencognée sur la banquette de cuir, surnaturellement , elle se tait.
"Si vous n'avalez pas votre mort et votre peur d'un seul coup, vous ne ferez jamais rien de bon." dit Thérèse d'Avila.
C'est ce que vient de faire l'abandonnée : la terreur des tonnes d'eau, l'irréparable silence de la mère, elle vient d'avaler ça d'un coup.
les diables s'en vont ailleurs donner du poing, le ciel brille admirablement, le voyage peut reprendre. "
L'enfant fixe l'apocalypse, supplie sa tante: "Ramène moi chez ma mère, ramène-moi chez ma mère."
Les soldats agonisants appellent ainsi et personne ne leur répond.
Personne ne répond non plus à la petite guerrière de deux ans et demi égarée sur le champs de bataille du monde.
Soudain, rencognée sur la banquette de cuir, surnaturellement , elle se tait.
"Si vous n'avalez pas votre mort et votre peur d'un seul coup, vous ne ferez jamais rien de bon." dit Thérèse d'Avila.
C'est ce que vient de faire l'abandonnée : la terreur des tonnes d'eau, l'irréparable silence de la mère, elle vient d'avaler ça d'un coup.
les diables s'en vont ailleurs donner du poing, le ciel brille admirablement, le voyage peut reprendre. "
Extrait de "La dame blanche" de Christian Bobin
vendredi 9 janvier 2009
La samaritaine va à la fontaine, taine...

Elle est venue à midi.
A midi, il n'y a personne au puits.
Elle a l'habitude de se faire discrète, très discrète...
Sa vie, il n'y a pas de quoi en être fière, 5 maris plus celui qui est dans son lit maintenant et qui ne vaut pas mieux que les autres. Oui, elle a intérêt à raser les murs pour aller chercher l'eau au puits..
A peine, elle a commencé à puiser qu'il s'amène.
Seigneur, un juif ! Il ne manquait plus que ça !
Un juif , tout ce qu'on évite en Samarie si on ne veut pas avoir des ennuis...
Enfin, en principe, si tout va bien , il se contentera de l'ignorer.
Et puis voici qu'il parle : "Donne moi à boire..."
C'est à moi qu'il parle ? Moi , l'impure ! Donner de l'eau du puits de Jacob à un juif !
Oui , femme...c'est à toi que je parle
Je sais que tu es samaritaine et ta réputation de femme facile te précède mais donne moi de l'eau quand même...
Donne moi de l'eau parce qu'une femme est une femme ,fût-elle de Samarie, elle habite la même terre que moi et ma parole ignore les stupides frontières.
Donne moi de l'eau de ce puits, fût-il construit par tes ancêtres, parce que l'eau coule pour tous les hommes de la terre.
Donne moi de l'eau même si tu as eu 5 maris parce que je ne veux pas te juger sans savoir , parce que je sais que ,comme tous les hommes et toutes les femmes, c'est l'amour que tu as cherché désespérément.
Donne moi de l'eau et souris-moi...je viens de te donner de l'eau vive
L'eau vive de l'amour, de la fraternité
Et en toi, elle coulera toujours...
mercredi 7 janvier 2009
Vue sur la mer
Vue sur la mer
Deux colombes se font la guerre
Sous la tonnelle bruissement d’ailes
Colombes qui étaient naguère comme des jumelles
Deux oiseaux d’mauvaise augure
Lourds de menaces face contre face
Se lamentent pour un mur se déchirent pour une place
Deux cousins se font la chasse
Visent les yeux dénient les cieux
Deux gamins de la même race du même lieu
Oh pour quel dieu
Pour quel bout de désert
Pour quel lopin de terre
Où vont toutes nos prières
Oh pour quel dieu
Quel amour improbable
Pour quelle vue sur la mer
Un caïn qui tue la chance d’avoir un frère un partenaire
Un abel qui crie vengeance jusqu’à
Souiller sa propre terre
Deux colombes se convoitent un territoire un toit de tôle
Colombes ivres d’indépendance en confondant les rôles
Oh pour quel dieu
Pour quel bout de désert
Pour quel lopin de terre
Véronique Sanson-Christian Terzian
lundi 29 décembre 2008
La fuite en Egypte

Carlo Labruzzi, Le repos de la sainte famille en Egypte
Marie, douce Marie
Marie, ton enfant est né
Marie, douce Marie
Les rois l'ont visité
Lève-toi, Marie !
Il faut fuir avec lui
L'Amour de ce monde, tu le tiens dans tes bras
L'Amour de ce monde, tu l'emportes avec toi
Sous un autre ciel, loin de ce pays
Où coule le miel
Marie, douce Marie
Tu t'en vas avec un sourire
Marie, tu sais, Marie
Qu'un jour tu vas revenir
Lève-toi, Marie !
Il faut fuir avec lui
L'Amour de ce monde, tu le tiens dans tes bras
L'Amour de ce monde tu l'emportes avec toi
Laissant ta maison, le sel et le pain
Le vin, la moisson
Marie !
Marie Laforêt
mardi 23 décembre 2008
Better pray for your sins
3ème prix de la photo unicef 2008 attribuée à Ballazs Gardi
Un père tenant son enfant blessé en Afghanistan
Un père tenant son enfant blessé en Afghanistan
Better pray for your sins !
jeudi 18 décembre 2008
La vie fatiguée
The Months have ends – the Years – a knot
No Power can untie
To stretch a little further
A Skein of Misery –
Who weary of the Day –
Themself – the noisy Plaything
They cannot put away
Emily Dickinson
No Power can untie
To stretch a little further
A Skein of Misery –
The Earth lays back these tired lives
in her mysterious Drawers –
Too tenderly, that any doubt
An ultimate Repose –
Who weary of the Day –
Themself – the noisy Plaything
They cannot put away
Emily Dickinson

Voici ma traduction libre
Les mois, les ans ont une fin, un noeud
Qu'aucune main ne peut défaire
Ni étirer encore un peu
Ce fil de détresse..
La terre remet les vies fatiguées
Dans des tiroirs mystérieux
Tellement tendrement
Qu'il n'y a aucun doute
Sur cet ultime repos.
A la façon des enfants
Quand ils sont lassés de leur journée,
Et d'eux mêmes, jouets turbulents
Qu'ils ne peuvent ranger.
mardi 16 décembre 2008
Toupie

Le temps est la toupie de Dieu. Les saisons sont peintes sur son tour. La toupie tourne de plus en plus vite, jusqu'au jour où, comme si elle avait heurté un invisible obstacle, elle sort de son axe, bascule sur le côté, s'arrête : quelqu'un vient nous sortir du tourbillon de nos soucis et de nos peines.
Christian Bobin

C'est chose faite pour Anne-Marie Cremer, journaliste de 42 ans que j'écoutais avec plaisir .
Il a cru bon de la délivrer cette nuit de l'axe du tourbillon de ses joies et de ses peines.
mercredi 10 décembre 2008
Quelque chose
lundi 8 décembre 2008
La bonne éducation de Gemma Galgani

Cette très jolie épouse du Christ avait l'immense privilège d'avoir été éduquée par un ange....
Et l'ange ne rigole pas avec les bons principes..
Voici ce qu'il lui disait le 28 juillet 1900 :
"Rappelle-toi, ma fille, que celui qui aime vraiment Dieu parle peu et supporte tout.
Je te commande, au nom de Dieu, de ne jamais formuler ton avis, sinon lorsqu'on te le demande ; de ne jamais vouloir imposer ton sentiment, mais de céder aussitôt.
Obéis ponctuellement à ton confesseur et à ce qu'il veut, sans répliquer. Et dans les choses qui exigent une explication, fais-le en peu de mots. En toute chose sois sincère.
Quand tu as commis quelque faute, accuse-t-en aussitôt, sans attendre qu'on te le demande.
Enfin, rappelle-toi de garder ta vue, et pense qu'un regard mortifié verra les beautés du Ciel"
Ça me laisse rêveuse ces beaux principes un rien taoïste...
En tout cas, l'ange donnait là des conseils judicieux pour avoir la paix avec tout le monde et protéger sa rate ..
Je te commande, au nom de Dieu, de ne jamais formuler ton avis, sinon lorsqu'on te le demande ; de ne jamais vouloir imposer ton sentiment, mais de céder aussitôt.
Obéis ponctuellement à ton confesseur et à ce qu'il veut, sans répliquer. Et dans les choses qui exigent une explication, fais-le en peu de mots. En toute chose sois sincère.
Quand tu as commis quelque faute, accuse-t-en aussitôt, sans attendre qu'on te le demande.
Enfin, rappelle-toi de garder ta vue, et pense qu'un regard mortifié verra les beautés du Ciel"
Ça me laisse rêveuse ces beaux principes un rien taoïste...
En tout cas, l'ange donnait là des conseils judicieux pour avoir la paix avec tout le monde et protéger sa rate ..
vendredi 5 décembre 2008
La nativité, un plan foireux !

Vraiment, a-t-on idée de se lancer sur les chemins avec une femme enceinte jusqu'aux yeux?
Si encore, on s'était un peu organisé...
On aurait pu faire en sorte de réserver l'auberge pour le soir ou s'arrêter plus tôt dans l'après-midi pour trouver un logement..
Mais là, non vraiment, on n'a rien prévu...
Et il faut que ça arrive ce soir, justement ce soir...
En pleine campagne, Marie perd les eaux...
"C'est pour maintenant, dit-elle.."
Et rien à l'horizon...enfin presque rien ..une espèce d'abri avec un âne et un bœuf et 3 bergers qui vous regardent en souriant...Heureusement, il y a une grosse étoile dans le ciel qui éclaire (tiens, je ne l'avais jamais remarquée avant ,cette étoile..).
On n'a pas le choix, on va s'arrêter là dans l'urgence.
"Couche-toi dans la paille, Marie, près des animaux...ils ont bien chaud, ce sera toujours ça..."
L'enfant est né...ouf, ça ne s'est pas trop mal passé finalement !
Dans mon imprévoyance, j'ai eu de la chance...cet abri, la paille providentielle, ces animaux..
La vie est belle, Marie...et regarde-moi ce ciel!
Quel plan foireux pour la naissance d'un fils de Dieu.
Mais c'est comme ça qu'Il arrive, dans l'imprévu de la vie.
Il naît là où nous n'aurions jamais pensé.
Il bouleverse tous les plans .
Dans la vie, ça arrive tout le temps, ces plans foireux.
Rien n'arrive de ce qu'on avait prévu.
On se ramasse.
C'est la catastrophe.
On ne sait plus quoi faire.
On ne sait pas vers qui se tourner....
On se désespère
Jusqu'à ce qu'on lâche prise
Qu'on cesse de résister
Et qu'on la voit enfin...l'étoile !
PS: merci Jean Jacques pour l'idée !
Si encore, on s'était un peu organisé...
On aurait pu faire en sorte de réserver l'auberge pour le soir ou s'arrêter plus tôt dans l'après-midi pour trouver un logement..
Mais là, non vraiment, on n'a rien prévu...
Et il faut que ça arrive ce soir, justement ce soir...
En pleine campagne, Marie perd les eaux...
"C'est pour maintenant, dit-elle.."
Et rien à l'horizon...enfin presque rien ..une espèce d'abri avec un âne et un bœuf et 3 bergers qui vous regardent en souriant...Heureusement, il y a une grosse étoile dans le ciel qui éclaire (tiens, je ne l'avais jamais remarquée avant ,cette étoile..).
On n'a pas le choix, on va s'arrêter là dans l'urgence.
"Couche-toi dans la paille, Marie, près des animaux...ils ont bien chaud, ce sera toujours ça..."
L'enfant est né...ouf, ça ne s'est pas trop mal passé finalement !
Dans mon imprévoyance, j'ai eu de la chance...cet abri, la paille providentielle, ces animaux..
La vie est belle, Marie...et regarde-moi ce ciel!
Quel plan foireux pour la naissance d'un fils de Dieu.
Mais c'est comme ça qu'Il arrive, dans l'imprévu de la vie.
Il naît là où nous n'aurions jamais pensé.
Il bouleverse tous les plans .
Dans la vie, ça arrive tout le temps, ces plans foireux.
Rien n'arrive de ce qu'on avait prévu.
On se ramasse.
C'est la catastrophe.
On ne sait plus quoi faire.
On ne sait pas vers qui se tourner....
On se désespère
Jusqu'à ce qu'on lâche prise
Qu'on cesse de résister
Et qu'on la voit enfin...l'étoile !
PS: merci Jean Jacques pour l'idée !
dimanche 30 novembre 2008
Pas même la mort

Tao 16
Ayant atteint le vide parfait, je me laisse porter par l’aile puissante du silence.
Je contemple l’agitation des hommes.
Retourner à son origine... Retourner à son origine, c’est retrouver le repos.
Le repos, c’est le retour dans sa demeure véritable.
C’est renouer avec son destin.
Ce retour est la loi éternelle.
Connaître la loi éternelle, c’est être éclairé.
L’ignorer, c’est la confusion et, par là, c’est le malheur.
Celui qui connaît la loi possède le savoir.
Il se montre, alors, impartial.
Impartial, il agit royalement.
Royal, il atteint le divin.
Le divin atteint, il est uni au Tao et se trouve désormais au-delà de tout péril.
Rien ne peut le surprendre.
Rien ne peut l’émouvoir.
Rien ne peut le toucher.
Pas même la mort.
vendredi 21 novembre 2008
Le taoïste, cet incompris

Tao 15
Les grands sages de l’Antiquité étaient si éloignés des autres hommes
par l’étendue de leur connaissance et la profondeur de leur pensée qu’on
ne pouvait espérer les comprendre.
Peut-on les décrire ?
Ils étaient attentifs comme l’homme qui traverse l’eau tumultueuse et
glacée d’un torrent.
Prudents comme le voyageur averti d’un danger.
Réservés comme le visiteur qui reçoit l’hospitalité.
Insaisissables comme la glace qui font.
Simples comme le bois brut que l’on vient de débiter.
Ils étaient emplis d’espace infini comme la vallée.
Insondables comme une eau dormante.
Celui qui suit le Tao peut, sans trouble intérieur, attendre que l’eau
pure se décharge des limons.
Immobile et calme, il verra se présenter l’heure d’agir.
Il ne désire que l’infini du vide.
C’est pourquoi les hommes peuvent par moment le mépriser, le croyant
loin de la vérité, car ils ignorent sa sagesse.
mercredi 19 novembre 2008
L'antique voie

Tao 14
Mes yeux s’écarquillent, et je ne le vois pas : il s’appelle l’Invisible.
Mon ouïe est en alerte, et je ne l’entends pas : il s’appelle l’Inaudible.
Mes mains se tendent et ne rencontrent rien : il s’appelle l’Impalpable.
Trois aspects indéfinis qui font l’unité.
En haut il n’est pas lumineux, en bas il n’est pas obscur.
Son éternité défie même le temps.
Il n’a pas de nom.
Il vient d’un monde où rien de sensible n’existe.
Car la lumière appelle l’obscurité et l’obscurité existe par la lumière.
Le Tao est une forme sans forme, une image sans image.
Il est l’Indéterminé.
Si l’on marche devant lui, on ne voit pas son principe.
Si l’on va derrière lui, il paraît sans fin.
En suivant l’antique voie, on maîtrise le présent.
Car le Tao est le fil qui guide l’homme à travers le temps.
samedi 15 novembre 2008
Disgrâce !

Tao 13
Supporte la disgrâce d’un coeur égal.
Accepte l’adversité comme inséparable de la condition humaine.
Que faut-il comprendre par Supporte la disgrâce d’un cour égal ?
La disgrâce n’est pas pire que la faveur.
Toutes deux engendrent la crainte.
Ne soit donc affecté ni par la perte ni par le gain.
Que faut-il comprendre par L’adversité est inséparable de la condition humaine ?
L’homme a un corps, c’est pourquoi le malheur a prise sur lui.
S’il n’en possédait point, quel évènement pourrait le frapper ?
C’est pourquoi, à celui qui se soucie des autres autant que de lui-même
on peut confier le monde.
Seul celui qui aime les autres autant que lui-même est digne de les
gouverner.
jeudi 13 novembre 2008
Soi-même

Tao 12
Les cinq couleurs aveuglent l’homme.
Les cinq notes assourdissent ses oreilles.
Les cinq saveurs rendent sa bouche insensible.
Les courses et la chasse égarent son esprit.
Les richesses l’empêchent de progresser.
Ainsi le Sage tourne son regard en lui-même et, loin du tumulte et des passions,
exerce librement son choix.
dimanche 9 novembre 2008
Prière
samedi 8 novembre 2008
Aimer
mardi 4 novembre 2008
Le vide

Tao 11
Les rayons de la roue convergent au moyeu.
Ils convergent vers le vide.
Et c’est grâce à lui que le char avance.
Un vase est fait d’argile mais c’est son vide qui le rend propre à sa tâche.
Une demeure est faite de murs percés de portes et de fenêtres, mais
c’est leur vide
qui la rend habitable.
Ainsi, l’homme construit des objets, mais c’est le vide qui leur donne sens.
C’est ce qui manque qui donne la raison d’être.
dimanche 2 novembre 2008
Donner la vie et la protéger

Tao 10
Accorder le corps et l’âme afin qu’ils voguent à l’unisson et ne se séparent pas.
Concentrer sa force vitale et la rendre docile comme celle du
nouveau-né.
Au-delà du réel, scruter le miroir poli par le regard de l’âme et se
laisser aspirer
par la lumineuse obscurité.
Ménager le peuple sans intervenir.
Rester serein, comme la femme, lorsque s’ouvrent et se referment les
portes de l’existence.
Garder son ignorance et voir les choses dans leur lumière.
Donner la vie et la protéger.
Produire sans s’approprier.
Agir sans rien attendre.
Diriger sans dominer.
Tel est le chemin de la mystérieuse perfection.
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